Le jour où j'ai claqué la porte de ma banque ! - Sherry Herrera

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Le jour où j'ai claqué la porte de ma banque !

Le jour où j'ai claqué la porte de ma banque ! - Sherry Herrera

Cela fait un moment que ça me trotte dans la tête, et l'autre jour, c'est arrivé !

Je vous explique, je suis cliente d'une grande banque, jusque-là, tout se passait plutôt bien, mais récemment, j'ai changé de conseiller financier, et depuis, rien ne va plus. Depuis le départ, je trouvais cette personne, particulièrement antipathique. Pour couronner le tout, physiquement, il me déplaisait énormément. Je m'étais raisonnée, en me disant que je ne devais pas avoir des préjugés stupides sur les gens !

Mas au fil de nos entrevues, j'ai déchanté. Dès que je lui posais une question sur un produit financier, ou une autre question plus anodine, il prenait un air supérieur et condescendant, pour me répondre. Il insistait lourdement sur les conséquences et les facteurs de mes choix, en me prenant pour une idiote. À chaque fois, j’essayais de passer outre son comportement, et je restais courtoise, lui trouvant même parfois, des excuses. Mais l'autre jour, la situation m'a échappé, et j'ai perdu mon sang-froid.

J'étais chez moi, et je sirotais tranquillement mon petit café du matin, avec mes tartines de beurre, quand tout à coup, j'ai été interrompue par la sonnerie du téléphone. En décrochant, je me suis raidie, en reconnaissant la voix de mon banquier. J'ai respiré et j'ai tendu l'oreille pour écouter ce qu'il avait à me dire. Il commença de la sorte :

« Bonjour mademoiselle. Je vous appelle parce que votre solde est débiteur depuis deux jours à hauteur de 500$.»

Il avait dit cela sur un ton monocorde, sans manifester aucune empathie, j'étais sans voix.

« Mademoiselle, reprit-il, j'attends à présent une réponse, quelle suite allez-vous donner à cette affaire ?

- Comment ça ? Je ne comprends pas ?

- Mademoiselle, je reprends, je vous explique pour la deuxième fois que votre compte est à découvert, et j'aimerais savoir : on fait COMMENT ?»

Ce coup-ci, j'avais pu nettement entendre l'agacement dans l'inflexion de sa voix, mais pour tout vous dire, moi aussi, j'étais quelque peu agacée, nous étions donc deux dans le même bateau, ça tombait bien. C'était quoi d'abord ce découvert, il sortait d'où ?

J'ai ramassé toute ma colère envers lui, pour son manque de tact, et son coté imbu de lui-même, et je lui ai répondu, après avoir remis de l'ordre dans mes idées :

« Monsieur, j'entends bien ce que vous me dites, je ne suis pas totalement ignare, en tous les cas, pas au point où vous pouvez le supposer ! En revanche, je n'aime pas le ton que vous prenez pour m'en faire part. Dernier point, il me semble qu'il s'agit d'une erreur de votre part, car le compte que vous évoquez est un compte de dépôt sur lequel je ne peux effectuer aucun retrait. »

Au bout du fil, je l'ai entendu balbutier quelque chose comme de vagues excuses, car il venait de vérifier mes dires sur son ordinateur. Il était effectivement dans l'erreur, une confusion de patronyme.

Je ne lui ai pas laissé le temps de poursuivre, et j'ai enchaîné sèchement :

« Pour finir MONSIEUR, cela fait plus de dix ans que je suis cliente dans votre banque, j'ai eu à faire à trois conseillers financiers, et vous êtes de loin, le plus désagréable des trois. Vous manquez de tact et vous êtes condescendant avec votre clientèle. Pour toutes ces raisons, je vous informe à titre indicatif que je quitte votre banque, et je m'en remettrai dorénavant à un planificateur financier, qui sera, j’en suis convaincue, plus agréable que vous. Je ferai suivre un courrier en bonne et due forme à votre hiérarchie, pour lui signifier la raison de mon départ. »

J'ai raccroché le combiné, un peu honteuse, mais néanmoins, soulagée de ne plus jamais avoir à traiter avec ce banquier qui me cassait les pieds !