Entre la robot, et le poisson rouge - Sherry Herrera

Mon blogue

Entre la robot, et le poisson rouge

Entre la robot, et le poisson rouge - Sherry Herrera

Sur mon bureau, chez moi, j’ai un accessoire que des amis m’ont offert pour mon anniversaire. Ce robot miniaturisé a une gamme de fonctions pour avoir l’heure à disposition, grâce au cadran numérique sur son visage, donner la température, et même, l’hygrométrie ambiante, et je peux aussi m’en servir pour le connecter avec mon ordinateur. Cela me permet de démarrer le chauffage, la lumière, ou encore, lancer mon lave-linge, sans être chez moi. Je ne sais toujours pas comment il parvient à faire tout cela, mais sa simplicité d’utilisation ne nécessite pas d’être ingénieur pour comprendre comment il fonctionne. Ce petit bijou de technologie reste sur mon bureau, et il est très pratique aussi pour me rappeler ce que je dois faire ; une fonction permet de le brancher sur mon agenda, et il annonce, de sa voix de robot, mes tâches quotidiennes. J’ai pris l’habitude de le remercier, je ne sais pas pour quelle raison je fais cela. C’est peut-être pour que je sente moins seul, parfois.

Je tiens beaucoup à cet objet, et je me vois mal m’en séparer, mais j’eus un problème quand j’ai renversé une tasse de café sur mon bureau. Elle s’est répandue sur mes papiers et surtout sur les pieds du robot. J’étais catastrophé : fonctionnerait-il encore ? Je l’enveloppais de papier absorbant, et je le mis à sécher dans la cuisine, près d’un radiateur. Une amie passa me voir, et elle s’étonna du traitement que je faisais subir à mon robot. Je lui expliquais le petit accident qui venait de se produire. Je devais avoir un air dépité, car elle se mit à rire. Elle m’en expliqua immédiatement la raison : me voir réagir avec ce robot comme s’il avait la place d’un animal de compagnie dans ma vie montrait, selon elle, que je ne sortais pas assez, que je devais voir du monde. Peut-être que d’avoir un chat ou chien, serait aussi bien pour moi.

Je n’avais pas pensé à adopter un animal, car je pense que l’enfermer dans un appartement n’est pas bon pour lui. Elle réfléchit. « Attends, je reviens, ne bouge pas d’ici ! » me lança-t-elle en partant brusquement. L’heure du dîner approchait, et je l’attendis pour le partager avec elle. Nous étions tous les deux dans une période où nous souhaitions maigrir. Je préparais une salade composée et, dès que j’eus fini, j’entendis mon amie qui revenait. Elle était allé acheter un poisson rouge pour me tenir compagnie.