Enfin chanceuse... - Sherry Herrera

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Enfin chanceuse...

Enfin chanceuse... - Sherry Herrera

La chance a été de mon côté pendant tout l’été dernier. Je me souviens que j’avais commencé par recevoir une somme d’argent, issue d’un héritage, qui est apparue exactement au bon moment. Sans cet apport inespéré, je n’aurais pas pu régler mon loyer. J’avais eu quelques mois de difficultés, mais ce mauvais passage était derrière moi, et j’avais eu l’opportunité de trouver un emploi bien rémunéré. Mes amis, Vincent et Viviane, m’avaient proposé de les rejoindre dans leur maison de campagne. J’ai cherché un bel objet à leur offrir, pour les remercier de leur hospitalité, et c’est ainsi que j’ai rencontré Daniel, dans un vernissage. J’avais pris un magnifique vase, d’une créatrice renommée, qui était comme fait de feuilles de fougères, accumulées les unes sur les autres. La finesse de la représentation végétale m’a enchantée et, comme je connais bien les goûts de Viviane, je savais qu’elle adorerait autant que moi cette œuvre.

Daniel était venu avec un ami, Anthony, et ils discouraient des différences entre les courants d’art actuels. Peu informée, je me suis tenue à l’écart, mais je contemplais un tableau qui était placé près d’eux. Je ne pouvais donc pas m’empêcher de les entendre. Une fine remarque du jeune homme brun, à la barbe taillée, me fit rire légèrement. Il l’entendit et il m’aborda. Je ne sais plus exactement de quel sujet nous avons parlé. En tout cas, dix jours après cette rencontre, je le revoyais dans une fête, et nous étions déjà amoureux l’un de l’autre depuis le premier regard. Après trois mois, il devint évident, pour lui comme pour moi, que nous étions faits pour vivre sous le même toit. Nous avons déménagé en septembre, après avoir passé des jours de rêve chez mes amis.

J’avais prévu de suivre un Traitement transpiration mains, que l’on m’avait recommandé pour son efficacité. C’est en passant voir mon amie Sylvia que j’ai su qu’un logement se libérait dans son immeuble. Quand le froid de l’automne est arrivé, nous avions refait les peintures du condo, et même le parquet avait été poncé, puis vernis. Les grands volumes de ce condo nous décidèrent à l’acheter. Tout s’est passé très vite. Mes parents vivent à plus d’une dizaine d’heures de route et, même si nous discutions par Internet, par message électronique ou en vidéo, j’avais hâte qu’ils rencontrent mon conjoint. Je n’avais pas prévu que ce moment soit aussi intense.